Tuesday, January 30, 2007
Saturday, June 24, 2006
mais a vrai dire, le vrai bonheur n a pas grand chose a voir avec des explications de texte..
c'est surtout un acte de foi intelligent...(je m'en expliquerai peut etre un autre jour)
en France, il faut toujours parler, commenter pour communiquer..comme si les gestes de bases instinctifs ne suffisaient plus..alors il faut se justifier, elucider la position de ce qu on vit, de ce que l on est, aux autres...
expliquer par des mots, du verbiage, pour rassurer les gens...
c'est comme si tout se passait uniquement dans nos tetes, dans le mental..alors que la vie coule de partout en nous et hors de nous...mais non, on s'enferme dans une vision intellectualisee de nous meme..pretextant tout controler ..et on fini par penser que l autre n a rien a voir avec notre facon de penser bien a soi ...bien individualise
et surtout on peut finir par penser inconsciemment, que l'on sait plus que l autre..a force!
Dis comme ça, c'est presque agressif et mal vu peut etre, mal compris, mais c'est le sort de ce pays de ne pas se comprendre les uns les autres si facilement..car, on ne ressent plus avec facilite et naturel, tant on s'encombre de choses dans nos tetes, obligations, mauvais jugement...ou meme, simplement peur de l autre, cet etranger a mon propre raisonnement personnel que je cree sans m en apercevoir tout le long de la journee de ma vie de stresse du bulbe.
On cree alors une sphere bien a nous, au point que le sens commun ne circule plus de façon fluide et instinctive...on est quasiment des etres isoles qui oublions immediatement que l autre est pareil que nous et a les memes conditions mentales et organiques de reagir.
Partir pour des pays moins industrialisés, permet de se rendre compte de tout ce qu on a gagné peut etre en confort materiel, mais de tout ce qu'on a perdu en sens d'humanité relationelle spontanée...pourtant le capital humain est indispensable a notre respiration et notre bien etre social...je m'en rend tellement mieux compte en voyageant dans l'autre sphere...
Si j'étais president, j'instaurerai en France un service obligatoire a la decouverte d'une autre culture ..trois mois par an , tout le long de la vie, pour aerer les esprits et faire surgir des comportements, et des visions plus large de nous même...
Wednesday, June 21, 2006
Vivre est une drole d experience
je ne parle pas de mourir, car la je ne pourrais commenter si facilement..(un peu d'humour)
Mais oui, vivre est une histoire qui demande pas mal de travail sur soi pour realiser ce qui se passe, ce qui se trame
en soi, et a l'exterieur, sans se laisser enfermer dans une blessure ou un raisonnement personnel qui va nous faire croire a une conclusion definitive, ce genre de chose idiote qui nous fait penser en negatif et qui a provoque au bout du compte toutes les guerres entre pays, personnes, hommes et femmes confondus.
La je parle de souffrance, mais il y a le bonheur de vivre aussi, c'est tellement evident.
seulement je trouve toujours plus interessant de trouver un bonheur conquis par la resolution de nos souffrances que de parler du bonheur tout simple et qui se magnifeste sans effort particulier..
Le bonheur tout simple, tout tranquille, il ne nous apprends rien pour le conserver..heureusement qu'il existe,c'est certain
mais il peut repartir aussi vite de notre vie si des evenements defavorables le bouscule et le maltraite.
Qu'est ce qu on fait a part souffrir, quand le bonheur tranquille fou le camp?
La oui, ca vaut la peine de trouver la reponse qui aide a le retrouver,non?
Thursday, June 15, 2006

Maintenant que je suis de retour, à nouveau dans mon sol ancien.. mon nouveau moi raisonne..et se prete a l'amusement des comparaisons..sans pour autant s'en formaliser.
Ailleurs non, l'herbe n'est pas plus verte, mais avec la confrontation en soi de deux univers opposés,la oui, le meilleur surgit.

Parcourir un endroit que l on a jamais vu...
S'approcher d un peuple a l'opposé de notre culture..ç'est une experience qui agrandit la réalité mentale de notre conception de nous-même.

Mes motivations aux voyages me depassent:
Je trouve toujours une bonne raison au départ et je reviens pourtant avec une autre motivation.
Peu importe le pourquoi du comment du chemin parcouru, finalement, le pretexte du voyage est surtout un alibi pour apprendre sur soi-même...
- Alors les thais, comment ils sont? et les femmes surtout? Et t'as visité beaucoup de choses?

Expédiants que tout ça..c'est moi surtout que j 'ai visité..
et mes réactions nouvelles face a un environnement imprévu, imprevisible, c'est ça vraiment que j'ai rencontré.
La passion de se voir vivre dans un autre contexte, l'acteur qui experimente un role qui l'éloigne de ce qu'il se sait de lui = même combat.

Vivre plusieurs vies, c'est ça qui compte..ce plaisir supreme et inconscient de se voir, penser autrement, concretement autre.
Sortir du conditionnement de son vieux pays qui nous a construit par des figures, un style imposé.
Tu te crois si libre? mon oeil.

Se vivre ailleurs, entrevoir une série de possibles surprenant le mental. Réaction en chaine de conséquences vécues nouvelles et déviées des automatismes de notre comportement surfait..c'est maturant.

Je suis rentré plus tot que prévu. Je ne savais pas quand vraiment je comptais rentrer. Je voulais même rester tout le temps si j'avais pu.

Mais avec le temps, j'ai découvert que je n'avais pas vraiment envie de vivre dans un endroit ou je n'ai pas la possibilité de me satisfaire des nouvelles marques que je peux faire.

Je suis fidéle a moi-même, dans le pire comme dans le meilleur, et donc ce que je cherche, ici ou ailleurs, ne m'apparait pas si facile a trouver. L'homme parait il est un eternel insatisfait, c'est encore plus vrai pour moi.
Tout stéréotype mise a part les hommes se ressemblent de maniere subtile, et on trouve en eux ce que l'on est bien disposé a y trouver. Voyager n'échappe pas a cette réalité philosophique.

Ce qui m'a plu c'est de voir un peuple qui n'a pas notre histoire occidentale ni nos aprioris, (même s'ils en ont d'autres) ni nos comportement d'enfants gatés par la vie matérielle. Ni notre arrogance, ni notre mepris, ni notre isolement, ni notre cynisme, ni tout autre défaux flagrant dans la culture occidentale ou Française.

Ca ma plus aussi de voir vivre des gens comme on le faisait sans doute en France avant la révolution industrielle.Et de voir la vivacité d'un pays qui rattrape le retard de l'industrialisation de maniere epoustoufflante.

II y a a Bangkok des avancées technologiques que même a Paris on ne trouve pas encore, alors que dans les rues la misere est trop présente, quoi qu'heureuse et nonchalente, le plus pauvre vendant ses bananes assis en tailleurs dans la puanteur de certaines odeurs répugnantes.

L'insouciance des thais sur leur moto assis a six..sans casque dans certains endroits hors de Bangkok, avec une planche a repasser en travers si besoin, et des bébés, et des portables allumés en fonction..etc.
Cette insouciance dont j'ai fait moi-même les frais en évitant de justesse en moto un groupe d'enfants qui jouaient sur un axe routier, un groupe riant encore apres que je l'ai ai interpellés nerveusement, mes blessures toutes fraiches et ma moto ebréchée.

Et ces femmes, leurs meres qui sont venu me soigner spontanément tout en affirmant que leurs enfants ne jouaient pas sur la route = La vérité n'a pas l'importance dramatique que nous connaissons.
Un pays qui m'a donné envie de ne plus m'en faire pour quoi que ce soit, de ne plus me laisser aller a la nervosité occidentale qui n'obtient pas ce qu'il veut a la seconde prêt.

Un pays qui m'a fait du bien a voir le sourire de leurs femmes et la politesse et la disponibilité de beaucoup de thais, sorti de Bangkok.
Encore quelques photos qui trainent sur mon ordinateur..et les quelques illustrations que j 'ai réalisé..
tout ça arrive dans un prochain Post.
Sunday, June 11, 2006
Retour annonce et etabli....
-Ca vous fait quoi Leo d etre de retour?
-Un sentiment d apaisement et de pas pareil en moi..il s est passe des choses et je ne les analyse pas vraiment...
Peu a peu pourtant je ressent l influence de la France en moi et je ne sais pas si je dois tellement m en rejouir...cet endroit semble relativement ferme et isole par rapport a ce que j ai vecu...
les comparaisons sont une forme de piege de la conscience malgre tout..alors je vais tenter de ne pas comparer...je ne m en porterai que mieux.
Pas de suite photos encore car je n ai plus ma connexion internet en France depuis le retour et l ordinateur que j utilise ne reconnait pas mon numerique..alors il faudra encore s en passer..(des photos).
La suite de mon voyage est intimement lie avec la suite de mes intentions de vie..
apres... should i stay or should i go
la scene suivante s' intitule =
and what s up now?
J aime le point d interrogation..
il est tout en ouverture, en acceptation de tous les possibles, il reste facilement constructif et positif..il englobe, il elargit..il est a l ecoute..il ne juge pas, il ne conclut rien...il est comme une conscience active, disponible a toutes les suggestions...
Lorsque l esprit de precision et l envie pour la ferveur d un projet s en vont, reste l espoir a cultiver..et a savourer tout ce qui se trame comme autant de signes de reconstruction pour un nouveau futur possible, credible, libre et allechant.
La suite bien assez tot....
Wednesday, June 07, 2006
Pas de photos dans ce sujet..
j ai pas le temps ni l envie
Il y a eu toute une petite serie noire ces derniers temps qui confirment que je fais bien de rentrer.
Je ne vais pas enumerer ici tout ce qui vient de m arriver...
c est pas le sujet de ce post..et puis c est pas si terrible, tant il est vrai que tout depend de la maniere dont on percoit ce qui nous arrive.
Comme souvent lorsque l on se pose une question recurente, la vie fini toujours par nous donner des signes de reponses.
Le thai a t il le sens de l amitie?
Si a Bangkok je n ai pas du tout senti un debut de reponse vraiment sure...je peux dire que dans une autre region de la thailande, du sud est, et sur Krabi exactement, la ou je vis depuis un mois
la notion d accueil et d amitie a vraiment un sens, et j ai eu la preuve que je cherchais = il existe des gens assez bien ici pour etre pret a vous heberger et vous nourrir pour un certain temps si vous vous retrouver par un extreme mauvaise conjoncture en passe de perdre toute votre substance d independance financiere..
Voila cela devait juste etre dit...
bon, et pour ne pas finir sur une platitude moralisante, j arrete ici tout net.
Pour la suite de mes photos de voyage...je vais le faire sans doute en France, car de par les 48 heures qui me restent avant mon retour, je ne pense pas etre en situation de toucher un clavier si vite.
Tuesday, June 06, 2006

DEUX MOIS SUR BANGKOG...............
En realite, j aurai du commencer par la..Bangkok, puisque j ai commence mon voyage par cette folle de ville...sauf que je n avais pas la force de trouver a dire jusqu a present sur ces deux mois
d adaptation a cette ville tentaculaire pollue.. si salle..et si loin de ma vision du bien etre et d une vie qui vaut la peine.Meme avec le recul, aujourd hui je me demande encore comment
les thais peuvent bien faire pour survivre, dans cet univers immense ou tant de brassage de personnes et de voitures et de business sauvages ..de petits marchants de bouffes pas forcement controlees par les services d hygiene..(jamais!) dans les rues nauseabondes souvent et pas jolies.. burk !
m
aintenant je le dis et je ne travaille pas pour le syndicat du tourisme de Bangkok, vous l aurez devine.Obliges sans doute de vivre ici sans d autres possibles, l homme
s adapte a tout, et son monde devient sa seule et unique voie de satisfaction, peu importe les imperfections flagrantes.
Non merci, pas pour moi..moi j ai le choix..moi je veux pas. Et je me suis tire avant que ma sante ne soit trop deglinguee..vive la liberte de choisir..mm que c est bon de voir le pire pour trouver le meilleur.
Et les vendeurs a la petite semelle qui sont sans doute dans leur bon droit de vouloir se faire un peu de ble, en accostant les tetes blondes que je suis pour un massage a la sauvette, ou autres services dont je n ai meme pas et jamais le gout de savoir de quoi il en retourne...des gens tres lourds dans l approche etd autres,plus rares, tres habiles qui peuvent vous detourner ainsi de votre route,(mais surtout au debut, quand vous croyez encore qu ils vous trouvent sympa) pour vous faire visiter des tailleurs de costumes ou autres commercants avec qui ils ont auparavent sans doute traite pour la petite commission.
Je ne parle pas des taxis qui vous
disent que le compteur ne marche pas et qui comptent alors..(bravo le jeu de mot) vous anarquer du double du prix du trajet.. Non ok merci bye bye! Je repond sechement avec le sourire en coin, histoire de respecter le cote asiatique qui garde la face en toute circonstance...tout en pensant = et va donc t..duc..! tu m as encore pris pour un gros oiseau de farang! enfoi..! car oui, il y a de tout, des enfoi..aussi pourquoi se le cacher. La misere ne justifie pas tout.J av
ais decide de beaucoup dessiner et approfondir mon projet de bd dans cette ville, et l idee de rester longtemps dans ce lieu ou se cotoie si famillierement le tip top et la grosse misere me donnait paradoxalement le sentiment de securite, car dans cette ville, il y a autant de niveaux de vies possibles qu il y a de variations dans les portefeuilles de tous les gens de la terre, et je trouvais somme toute dans Bangkok, l univers intermediaire parfait pour apprendre petit a petit a apprivoiser la vie thailandaise tout en conservant mes reperes d occidental a la vie moderne et facile,sans avoir a parler thai,
puisque l anglais approximatif chez eux suffisait pour ce que j avais a y faire.J avais tord, j avais raison, je suis reste deux mois a cotoyer la vie d ici et a me fatiguer des marches a l air pas saint ou sans exagerer, certains endroits me donnait envie de vaumir, pendant que je me precipitai vers mon lieu de vie a dix minutes du sky train, laisse derriere moi, ou en sortait tres vite pour une autre part de la ville.
Mon quartier etait situe pas loin de Chinatown..ce qui veut dire, beaucoup de pollution ..meme si je residais relativement confortablement dans un appartement loue au mois avec tout le confort de la clim et de la tv et des femmes de menages deux fois par semaines et le service irreprochable des charmantes thais serviables et polies de l accueil..chouettes ces femmes.
Je sais que ma vision de Bangkok est personnelle et c est normal, je crois que malgre
l anomymat ce cette ville fourre tout..chacun peut y trouver milles tonnes de choses a
dire..meme si les cliches ici sont vraiment faciles a trouver.Je ne parle pas non plus des femmes thais que l on peut rencontrer si on ose un peu faire le pas d aller vers elles et de celles qu on trouve toute tombees du ciel dans les gogo bars pour toute la nuit juste pour 30 euros. C est pathetique, c est ecourant comme les odeurs que l on y trouve dans les rues et pourtant je vous le jure, ca ne semble deranger personne vraiment...
Choc des cultures, choc pour soi surtout et adaptation tot ou tard...mais pour devenir qui, quoi?
Il y a une chose que je realise de plus en plus..c est que je ne serai jamais thai, et les thais le savent, et les thais ont des amours contraries pour notre niveau de vie..ils admirent, ils respectent, ils envient, mais sont ambigues car l argent est le mur entre eux et nous..c est une evidence, mais a Bangkok c est plus flagrant qu ailleurs en thailande je pense..d ailleurs meme les thais eux meme viennent vivre a Bangkok pour l argent plus facile qu ils pourront se faire sur le dos des bons payeurs, en l occurence, tiens c est drole, beh nous, les farangs..
Je suis en train peu a peu de parler de racisme..oui et non, je tempere, j equilibre, je laisse le sujet en suspens..toujours est il que je n ai pas trouve sur Bangkok un seul thai qui ne soit pas concerne par une amitie interessee avec un Farang, comme si le moindre acces a un service meme amical devait etre facture tot ou tard dans la relation. Peut etre qu entre eux il y a aussi une relation interessee mais qui se materialisera autrement que par des billets de banques..et la ce n est que pure speculation.

Pour rester en forme?
eh beh au debut, j avais la gnaque d aller courir dans un grand parc...Loumbiniiiiii..comme dit la voie feminine du skytrain.Le parc ou tous les thais se reunissent en fin d apres midi ou il fait un peu moins extraordinairement chaux..et la je me donnais corps et sueur pour une demi heure a trois quart d heure sous la chaleur radoucie avec un moral en acier..allez j y crois!
Mais a la fin j avais plus envie de faire des
photos que de courir,d ailleurs il y avait de quoi faire, car suivre une seance d aeoric thai, c est vraiment tordant..entre la musique rigolotte et le rythme qu ils choisissent et la facon des professeurs de danser,
le fou rire vous guette. J adorai les voir se tremousser sans complexe avec une facon gauche ( le thai n est pas africain) et son ryhtme decale...c est que leur musique douce et langoureuse est si coutumiere dans leurs ondes radio que le mouve, ils ont pas trop
l habitude.
Je m etais promis de dessiner ca, ca vallait la peine. Mais bon...
Il a fallut que je quitte Bangkok pour respirer de l air saint..mon corps avait faibli serieusement et je me sentai si las de faire une seule intention abouti d effort physique...et puis j avais
l impression que plus rien ne pouvait etre nouveau et enrichissant suffisemment pour ma vie..je ne voulais pas trouver une forme de routine que je peux tres bien repeter du point de depart ou je suis parti..La France... la routine est pour moi le premier signe d inertie et d impuissance a aller plus loin..dans mes options de vie.
Je ne fuis rien..je n ai rien a fuir..j ai laisse derrier moi des connaissances, des amis pas encore vraiment amis..et pas assez de bonnes raisons pour que je reste...plus assez de bonnes raisons..


